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« Les histoires de l’art, du writing et du design sont de très bonnes sources d’inspiration. »

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FRESH de ReFRESHink est ton pseudonyme quand tu as commencé le graffiti. Raconte-nous un peu plus ton histoire ?

Mon histoire peut ressembler à celle des autres artistes qui ont commencé leur aventure à la même époque : j’ai toujours été attiré par les cultures underground, surtout celles des années 1980-90, dans lesquelles, avec les copains de skate, nous avions commencé par jouer à faire des graffitis.

Tu as un univers très coloré (nature, animaux, portraits, paysages) qui suscite la curiosité. D’où cela te vient-il ?

En 2006, on a commencé à peindre dans les usines et les bâtiments abandonnés, qui se trouvaient souvent loin du centre-ville; c’était le début des sujets liés à la nature, surtout les animaux et les fleurs.

Ta palette va des bleus, aux roses, en passant par les jaunes ou les rouges-orangers. Tu as une couleur préférée ?

En réalité, je n’ai pas de couleur préférée; je les aime presque toutes ! Je peux en revanche dire qu’il y en a une que je n’aime pas du tout : la bleu primaire (foncé).

Parle-nous de ton logo (sorte de couronne de roi à la Burger King 😊 ) ?

Je ne voudrais bien sûr pas faire de la pub à personne ! J’ai toujours aimé les logos, surtout ceux des années quatre-vingt. Je me suis amusé en les changeant de façon ironique et espiègle. Le même jeu anime mon nom, Refreshink, qui signifie « rajeunir », « rafraîchir ».

Tu as commencé comme graphiste, photographe et peintre décorateur mais tu te qualifies aujourd’hui de « writer », peux-tu nous expliquer ta démarche ?

Maintenant je me sens à l’aise dans la simple définition d’« artiste », car ce mot-ci résume toutes mes expériences créatives, passées et proches.

Tu intègres dans tes créations le pinceau et l’acrylique au spray. Qu’est-ce que cela apporte de plus ?

J’aime beaucoup les sprays, je trouve que leurs impacts sont incomparables. À vrai dire, j’ai commencé à intégrer le pinceau et l’acrylique pour des raisons écologiques.

On compte peut-être une cinquantaine d’artistes italiens voire plus, qu’est-ce qui te différencie des autres ?

Il est très compliqué d’établir combien d’artistes travaillent dans ce domaine et encore plus compliqué de déclarer ce que devrait découvrir le public, le galeriste et parfois les critiques… En tout cas, je peux affirmer que je n’arrête jamais ma recherche – non sans inquiétudes – d’un style qui soit « le mien ».

Ton travail est très visible en Italie tout comme en France où tu as participé aux deux premières éditions du festival Underground Effect à Paris. Dans quels pays aimerais-tu peindre ?

Au pays mentionnés, il faudrait ajouter l’Allemagne et l’Espagne où j’ai récemment travaillé, puis le Danemark et plusieurs autres pays européens. Maintenant, j’aimerais bien aller « au-delà de l’Océan », n’importe où.

Tu apprécies Picasso, Andy Wahrol, Os Gemeos mais aussi Bruno Munari qui est beaucoup moins connu. Ce sont ses formes carrées, stables dont aucun des côtés n’est privilégié qui t’inspirent ? On retrouve d’ailleurs ce genre de forme dans tes œuvres.

Les histoires de l’art, du writing et du design sont de très bonnes sources d’inspiration : j’ai lu des livres écrits par Bruno Munari et j’ai beaucoup aimé sa simplicité et son être en même temps concret, tant dans les formes que dans les contenus.

Comment se passe tes « collaborations » avec les autres artistes ?

Il est toujours intéressant de partager le travail créatif avec d’autres artistes. On l’a fait souvent autrefois, avec de très bonnes « combos » en partageant palettes et thèmes : maintenant ça se passe plus rarement (dommage).

Qui sont tes super-héros ?

Mes parents, ma copine, mon chien Pablo.

Ton plus mauvais dessin (mur et/ou print) ?

Je préfère oublier tout ce qui est mauvais, y compris mes dessins.

Quels sont tes prochains projets ?

Entre les plus importants, il y a le train peint pour un resto à Paris (presque terminé) une tour d’eau à 30 mètres de haut près de Pisa (Toscana) et encore plein de projets à réaliser.

Si je te dis autopsiart…

… super !

Quelle est la question que je ne t’ai pas posée, à laquelle tu aimerais répondre ?

Non, je pense que j’ai tout dit, et puis aux mots je préfère m’exprimer avec les couleurs !

Merci.