appaloosa.

« Il est vrai que les visages féminins prennent une part assez importante dans mon travail ».

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A(r)t work & graffitis sur Ulule : campagne pour « faire découvrir mon travail ». N’hésitez pas, le financement d’un artiste est important.

Les beaux-arts, le métier de graphiste, une agence événementielle et depuis 2014 une carrière d’artiste professionnel à part entière. Appaloosa a trouvé sa voie ?

En fait ma voie était, je pense, toute tracée depuis bien longtemps. L’artiste de la famille depuis l’enfance, je me suis toujours plus exprimé avec un papier et un crayon qu’avec des mots. Mon métier d’artiste s’est construit petit à petit, au fil de mes études et expériences professionnelles. Je me lève le matin en me disant que c’est ce que je suis, je ne me vois pas autrement de toute façon.

Chez autopsiart, on a de très gros coups de cœur pour Kong, Calm after the storm et Burnout. Vous nous expliquer un peu l’histoire de chacune des œuvres ?

« Calm after the storm » est la première toile où le graffiti s’installe pleinement dans mon travail. Un envie d’aller à l’essentiel, d’exprimer une émotion sans fioritures, un moment suspendu.
« Kong » est une commande, un ami fan du film est venu me voir un soir et m’a dit: « si je te dis soleil couchant, tremblement de terre et monstre, tu en es ? », j’ai dit : « banco ». L’idée était bien sûr d’apporter une touche irréelle, quasi spectrale de ce mythe cinématographique.
Pour « Burnout », j’avais déjà réalisé quelques vanités, mais pour ce crâne humain je voulais encore une fois travailler sur la spontanéité, l’éclatement… je voulais quelque chose de plus violent dans l’esprit. Pour tout vous dire, l’idée de cette toile vient d’une rencontre avec un tatoueur talentueux avec lequel je collabore pour des expositions d’ailleurs.

On aime votre nonchalance (ce n’est pas péjoratif au contraire) dans la découpe totalement aléatoire de revues et journaux. Vous dénoncez une société de « toutes les consommations », ça marche ?

Il y a un caractère à la fois méthodique mais aussi, et c’est un paradoxe, aléatoire dans mon travail. J’aime me retrouver dans des situations non maîtrisées, ne pas savoir à l’avance à quoi ressemblera ma toile dans 1 h, dans 3 h… Je ne peux me détacher de ce côté « recyclage » définissant mon travail. Recyclage aussi des sujets traités dans les revues, à la fois légers et incitant au fantasme. Une envie de faire table rase et de reconstruire une réalité.
Je suis toujours coi en voyant toutes ces images qui nous entourent, jetées en un quart de seconde puis remplacées.

Vous intégrez l’art urbain à vos créations. Quelles techniques utilisez-vous ?

J’utilise les bombes aérosols de façon, là aussi, très spontanée. Une idée, une couleur, une émotion me guident dans le choix de mes techniques. Il y a parfois de l’acrylique et des encres. Tout cela adjoint au collage donne une autre dimension à mes travaux, tout semble suspendu…

On apprécie votre côté instinctif qui crée une métamorphose très intéressante comme dans « Requiescat in pace » par exemple mais aussi très réaliste avec le « Géant vert ». Combien de temps mettez-vous à créer une œuvre (de la réflexion à la conclusion) ?

Tout dépend du format sur lequel je travaille. En général, comme par exemple pour « Requiescat in pace », je travaille de bout en bout 3 jours dessus : en incluant la recherche du sujet, des couleurs à travers le déchirage, qui la plupart du temps diffèrent quelque peu de mon idée de départ. Chacun de mes tableaux est en perpétuelle construction et ce, tout au long du processus de création. Impossible pour moi de travailler sur plusieurs projets à la fois. C’est une véritable immersion.

Vous avez déjà collaboré avec des artistes « street art » ?

Pas de collaboration pour le moment, c’est un univers que j’intègre petit à petit (j’ai participé à un festival de street art récemment : le Artwork Festival dans le Vaucluse) mais j’ai pas mal d’idées et je pense que mes projets pourraient tout à fait s’associer avec un street-artiste.

Vous mettez en avant dans vos créations des visages féminins (mais pas que). Il y a une symbolique ?

Il est vrai que les visages féminins prennent une part assez importante dans mon travail. J’aime ce qui s’en dégage : une certaine sensualité, une fragilité mais aussi une personnalité et parfois une animalité. N’est-ce pas là la définition de l’être humain en tant qu’être sensible ?

Qu’est-ce qui vous fait encore et toujours créer ?

Me lever le matin et voir qu’il me reste encore 10 toiles encore vierges… (rires)

Quels sont vos super-héros ?

Ma super héroïne : la femme qui m’accompagne dans la vie depuis 6 ans, sans qui je ne serai jamais allé aussi loin dans mes projets… et Lucky Luke.

Appaloosa comme le western américain, la race de cheval, une application sur smartphone… On fait bonne pioche ?

Appaloosa comme la race de cheval des peuples amérindiens, symbolisant pour moi les grands espaces, l’immensité de la nature, la liberté.

Vous avez de nouveaux projets ?

Oui pas mal de choses dans les tuyaux : des expositions en préparation pour début 2018 et une envie de conquérir les galeries internationales. En ce moment je prépare ma prochaine participation à un grand salon d’art contemporain qui aura lieu à Lyon l’année prochaine.

Pour cela, je lance d’ici quelques jours une campagne de crowdfunding sur Ulule pour m’aider à financer mon stand. Appel donc à de généreux donateurs…

Si l’on vous dit autopsiart…

Ouvrir, triturer, décortiquer, analyser, refermer, collectionner !

Quelle est la question que je ne vous ai pas posée, à laquelle vous aimeriez répondre ?

Je ne suis pas superstitieux mais ceci est la question 13… Que lisez-vous en ce moment ? Vongozero de Yana Wagner.